Dimanche 5 février 2006
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18:16
Gaëlle Abolivier - IL CURRICULUM DELLA VITUM
21/03/72
2002-2006 DALUIS
Création de l’Atelier de Céramique “CERAMIQUE DE DALUIS”
2001-2002 VALLAURIS
Formation “Art du feu” à l’Ecole des Beaux Arts de VALLAURIS (06)
2000-2001 NICE
Atelier Artistique
Sculpture Céramique & Gravure (Eau forte)
99-2000 NICE
Agence de Multimédia ROM - Directrice Artistique
98-99 ROME
Etude sur le dévelloppement de l’ornementation dans l’Architecture Romaine
94-97 PARIS
SAATCHI & SAATCHI - Directrice Artistique
92-94 PARIS
Diplôme de l’Ecole Supérieure des Arts Modernes -ESAM
Prix Trajectoire
92 POITIERS
Baccalauréat A3 - Arts Appliqués
Gaëlle dans les Montagnes (bientôt edité chez Casterman)
J’étais de ces enfants qui sont toujours en retrait, qui ont toujours l’impression de ne pas avoir bien compris. Ma place favorite en classe était bien sûr tout près de la fenêtre presque au fond pour ne pas éveiller trop de soupçons . J’élaborais de multiples stratégies afin de me faire oublier et un jour, toujours fidèle à une espèce de décalage, j’ai fini par me réveiller ...Tard bien sûr ! La jeune provinciale de 15 ans que j’étais en voulait, elle avait subitement des projets, envie d’un métier, d’un avenir, un besoin de se placer.
Alors j’ai mis tout en oeuvre pour atteindre mon objectif, il a fallu changer de place en classe, j’étais à présent devant. Bien sûr je ne suis pas devenue la meilleure élève, je suis restée fidèle malgré moi à ce petit retard qui semblait me caractériser . J’ai fini par l’obtenir ce métier que je voulais tant . Je dois vous avouer que j’en étais bien fière. qui plus est je travaillais dans la capitale, là ou tout se faisait.
Et puis un an est passé, j’accomplissais mes tâches avec rigueur , j’étais responsable, quel bonheur ! mon avenir était comme tracé . La deuxième année a sonné et là j’ai commencé à avoir quelques doutes sur cet avenir tracé , comme la vision d’éléments manquants , une sensation de ne pas avoir bien compris. La troisième année tout devenait clair , comme si mon décalage interne donnait encore plus de force à ma lucidité. Je rejetais ce métier en force : ce métier avec ces enjeux financiers pharaoniques .Je ne pouvais plus rester le petit pion manipulé aux grés des conflits d’intérêt. Je ne me sentais pas concernée , j’avais comme la sensation que si je restais je me perdais. Et puis j’avais tellement mieux à faire .J’aimais les choses belles, je voulais m’en approcher. Ma vie m’appartenait après tout.
Je me suis installée en Italie , à Rome, cité de toutes les merveilles. Dans cette ville je me nourrissait du beau, toujours munie de papier et d’un crayon , j’arpentais la ville, J’engloutissais des colonnes doriques, des fleurs d’acanthe, des pavements byzantins qui m’aspiraient tels des labyrinthes. Chaque jour m’amenait vers de nouvelles découvertes. Au bout d’un an je suis rentrée pleine de trésors dans la tête .Je me suis installée à Nice. Au moment de ce retour, je ne savais plus si j’étais en retard ou en avance, chose certaine j’étais encore en décalage .A cet époque ce décalage ne me rassurait guère.
Je n’avais plus vraiment de métier, mais encore une fois, je voulais.
Après avoir observé le beau, je voulais faire du beau.
Ma volonté était plutôt risible, et prétentieuse, mais je ne pouvais y échapper.
L’évidence me mettait face au mur. Je parle de mur, car mes idées créatives étaient plutôt diverses et variées , alors j’ai attaqué sans détour avec franchise et détermination, consciente que dans cette entreprise il ne fallais pas tricher . Alors je ne triche pas, je vais vers mon moi. Mon objectif est ma satisfaction , et sur cette route les obstacles sont nombreux. Je sais que mon avenir artistique est loin d’être une ligne tracée sur la route. Je suis plutôt à marcher en solo sur une belle montagne, pas de ligne à suivre......Si mon atelier se trouve dans les montagnes, le hasard n’y est pour rien...........
21/03/72
2002-2006 DALUIS
Création de l’Atelier de Céramique “CERAMIQUE DE DALUIS”
2001-2002 VALLAURIS
Formation “Art du feu” à l’Ecole des Beaux Arts de VALLAURIS (06)
2000-2001 NICE
Atelier Artistique
Sculpture Céramique & Gravure (Eau forte)
99-2000 NICE
Agence de Multimédia ROM - Directrice Artistique
98-99 ROME
Etude sur le dévelloppement de l’ornementation dans l’Architecture Romaine
94-97 PARIS
SAATCHI & SAATCHI - Directrice Artistique
92-94 PARIS
Diplôme de l’Ecole Supérieure des Arts Modernes -ESAM
Prix Trajectoire
92 POITIERS
Baccalauréat A3 - Arts Appliqués
Gaëlle dans les Montagnes (bientôt edité chez Casterman)
J’étais de ces enfants qui sont toujours en retrait, qui ont toujours l’impression de ne pas avoir bien compris. Ma place favorite en classe était bien sûr tout près de la fenêtre presque au fond pour ne pas éveiller trop de soupçons . J’élaborais de multiples stratégies afin de me faire oublier et un jour, toujours fidèle à une espèce de décalage, j’ai fini par me réveiller ...Tard bien sûr ! La jeune provinciale de 15 ans que j’étais en voulait, elle avait subitement des projets, envie d’un métier, d’un avenir, un besoin de se placer.
Alors j’ai mis tout en oeuvre pour atteindre mon objectif, il a fallu changer de place en classe, j’étais à présent devant. Bien sûr je ne suis pas devenue la meilleure élève, je suis restée fidèle malgré moi à ce petit retard qui semblait me caractériser . J’ai fini par l’obtenir ce métier que je voulais tant . Je dois vous avouer que j’en étais bien fière. qui plus est je travaillais dans la capitale, là ou tout se faisait.
Et puis un an est passé, j’accomplissais mes tâches avec rigueur , j’étais responsable, quel bonheur ! mon avenir était comme tracé . La deuxième année a sonné et là j’ai commencé à avoir quelques doutes sur cet avenir tracé , comme la vision d’éléments manquants , une sensation de ne pas avoir bien compris. La troisième année tout devenait clair , comme si mon décalage interne donnait encore plus de force à ma lucidité. Je rejetais ce métier en force : ce métier avec ces enjeux financiers pharaoniques .Je ne pouvais plus rester le petit pion manipulé aux grés des conflits d’intérêt. Je ne me sentais pas concernée , j’avais comme la sensation que si je restais je me perdais. Et puis j’avais tellement mieux à faire .J’aimais les choses belles, je voulais m’en approcher. Ma vie m’appartenait après tout.
Je me suis installée en Italie , à Rome, cité de toutes les merveilles. Dans cette ville je me nourrissait du beau, toujours munie de papier et d’un crayon , j’arpentais la ville, J’engloutissais des colonnes doriques, des fleurs d’acanthe, des pavements byzantins qui m’aspiraient tels des labyrinthes. Chaque jour m’amenait vers de nouvelles découvertes. Au bout d’un an je suis rentrée pleine de trésors dans la tête .Je me suis installée à Nice. Au moment de ce retour, je ne savais plus si j’étais en retard ou en avance, chose certaine j’étais encore en décalage .A cet époque ce décalage ne me rassurait guère.
Je n’avais plus vraiment de métier, mais encore une fois, je voulais.
Après avoir observé le beau, je voulais faire du beau.
Ma volonté était plutôt risible, et prétentieuse, mais je ne pouvais y échapper.
L’évidence me mettait face au mur. Je parle de mur, car mes idées créatives étaient plutôt diverses et variées , alors j’ai attaqué sans détour avec franchise et détermination, consciente que dans cette entreprise il ne fallais pas tricher . Alors je ne triche pas, je vais vers mon moi. Mon objectif est ma satisfaction , et sur cette route les obstacles sont nombreux. Je sais que mon avenir artistique est loin d’être une ligne tracée sur la route. Je suis plutôt à marcher en solo sur une belle montagne, pas de ligne à suivre......Si mon atelier se trouve dans les montagnes, le hasard n’y est pour rien...........
Par abolivier gaelle
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Publié dans : ABOLIVIER Gaëlle
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